Collectivité territoriale française située dans l’océan Indien à quelques kilomètres des Comores, Mayotte reste un archipel assez peu connu des Français. Pourtant, ses 374 km² séduisent de plus en plus ses voisins qui n’hésitent pas à pénétrer clandestinement sur le territoire mahorais. Ainsi, en 2006, Mayotte a représenté à elle seule 30% des reconductions à la frontière à l’échelle nationale. Pour lutter contre l’immigration irrégulière, l’État français a mis en place un dispositif reposant sur la coopération entre différentes administrations. La Marine nationale apporte une contribution à cette lutte dans le cadre de sa mission de sauvegarde maritime.

Les administrations concernées La lutte contre l'immigration irrégulière constitue une mission importante pour de nombreuses administrations sur Mayotte.
Outre la Marine nationale, participent à cette mission la police nationale, la sécurité publique, la police aux frontières, la gendarmerie départementale, la gendarmerie mobile et les douanes. Ces différentes administrations agissent dans ce domaine tout en continuant à mener les autres missions qui leur sont propres.
Dans les départements et collectivités d'Outre mer, les missions de coordination opérationnelle en matière de lutte contre l'immigration irrégulière sont assurées par le directeur de la police aux frontières sous l’égide du directeur de cabinet de la préfecture, directement impliqué.
Les clandestins tentent d’entrer sur le territoire de Mayotte essentiellement par la mer. En effet, les contrôles effectués à l'aéroport limitent fortement les possibilités d'entrée par ce biais. C'est donc principalement par voie maritime, sur des barques de 7 à 8 mètres appelées kwassa-kwassa ou à bord de boutres, que les clandestins émigrent au départ des Comores. Les filières sont incontestablement bien organisées ne serait-ce que pour l'approvisionnement en barques et en moteurs.
L’Etat intervient donc à la fois sur mer lors de l’entrée des barques de clandestins dans les eaux territoriales, mais également sur terre par des contrôles d’identité.
Coopération entre diverses administrations dans la lutte contre l’immigration irrégulière à Mayotte.
C’est principalement sur des barques de 7 à 8 mètres appelées kwassa-kwassa ou à bord de boutres, que les clandestins émigrent au départ des Comores